théme 3 de rapports sociaux

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Thème 3: Les rapports sociaux, le sport et la santé

 

CM 1: Sport(s) et sociétés

 

Introduction

Le sport: enjeu culturel, enjeu de classe

 

 

Longtemps, le sport a été négligé par les enquêtes sociales, du fait que ce n'était pas un phénomène massif. Dans les 30 dernières années, on a connu une massification du sport. Bien que l'on soit parti d'un groupe très restreint, très ciblé avec des caractéristiques précises..

Notre étude porte sur le sport moderne, marqué par la société industrielle. Il prend naissance dans l'Angleterre industrielle, puis se diffuse assez vite dans le monde entier. C'est un enjeu culturel et un enjeu de classe dès la départ, avec l'apanage de l'aristocratie anglaise.

Le sport est massif d'un point de vue politique. On parle du sport tous les jours, et on en troue des répercussions dans le monde entier: c'est un des spectacle le plus regardé au monde. Il traverse donc la mondialisation. C'est un argument pour dire que le sport est universel, partagé par tous. Il y a des discours sur le sport, des discours partagés mais il y a beaucoup de discours de sens commun. Quand il y a une coupe du monde, tout le monde en parle. Cela est donc porté par l'institution elle-même. Le Baron Pierre de Coubartin est le baron du sport, il va beaucoup écrire sur les sport, renouveler les jeux et il pense que le sport c'est l'amitié entre les gens. D'un point de vue social on s'intéresse aux faits, pas seulement aux discours. Quand on entend les discours, on entend pas les mauvais côté discours du sport puisque l'institution va discuter dans son sens. Ce sont donc des discours idéologiques. Que le sport soit universel est un discours idéologique puisque les femmes en ont longtemps été exclu. Mais le sport fabrique du consensus, des émotions partagées à grandes échelles; et ce consensus est très difficile a critiquer. Dès le départ c'est l'apanage des classes dominantes, puis il se diffuse. Aux 18eme et 19eme siècles, la pratique sportive est très développée: les ¾ des français apparaissent dans les enquêtes comme ayant une pratique sportive.

De plus on entend, le sport c'est la santé. Le ministère des sports a été crée en 1856 et jeunesse et sport ont souvent été liés. Le ministère du sport est très lié au ministère de la santé. Depuis les années 80, c'est le discours du sport qui intègre les jeunes. Le ministère de la ville développe les pratiques sportives, pour éviter les débordements de comportements dans les banlieues. A partir de là, il y a une massification et un discours: le sport permet de lutter contre la violence, permet de s'intégrer. Ce discours est pris au pied de la lettre par la ministre mais aussi au plus haut de l'état. Il y a une évidence biologique avec le sport; c'est une science de la vie. Un discours éthique est attribué au sport et même l'idée que ce serait un modèle, notamment pour les jeunes.

Mais, si on fait une analyse sociologique, on voit très bien qu'il y a des enjeux sociaux ( exemples des joueurs de foot professionnels), des enjeux économiques et politiques. Le président Nicolas Sarkozy a déclaré le « sport est une réponse à la crise »: c'est une réponse économique à la crise ? Est-ce une solution idéologique à la crise. Il y a un ensemble d'enjeux qui se mélangent.

C'est également du droit. Le sport participe au marché européen, mais a également permis de le construire. Il participe de la construction de l'espace européen et de la mondialisation. Marcel Mausse parle de phénomènes sociaux-totaux. Le sport est précisément ce genre de phénomène dans la mesure où il met en résonance de nombreuses institutions: le droit, l'économie, la politique, la santé... Il faut donc l'aborder de différentes manières.

Sur un plan sociologique, la question va se poser, d'un point de vue des rapports sociaux. On a une massification de la pratique sportive, mais est-ce pour autant dire que tout le monde pratique le sport ? On observe qu'il y a encore des exclus de la pratique sportive. Est-ce que les français pratiquent les mêmes sports ? N'y a t-il pas des affinités culturelles, des proximités culturelles entre des groupes sociaux et un type de pratiques sportives ? Se pose alors la question de l'égalité culturelle. Il y a une affinité entre classes moyennes et judo. Est-ce que la manière de pratiquer le judo, les sports, est la même pour tout le monde. Par exemple, le sport de compétition ce n'est pas la même chose que le sport de loisir. De plus, on remarque de nouveaux groupes qui pratiquent en dehors de clubs de sport.

Autant de questions qui se posent en terme de genres, de générations, de classes.

Il y a une diversité des pratiques sportives. Les sports sont donc traversés par les rapports sociaux. L'universalité se trouve remise en question. La thèse principale, c'est que le sport en tant que pratique culturelle, est traversé par les rapports sociaux, par les inégalités sociales, et par les inégalités de genre.

 

Quels sont les déterminants ? Comment est-on arrivé à cette situation ? Ne serait-ce pas plutôt l'objet d'une massification et non d'une démocratisation ?

 

Il n'y a que le sport qui arrive pratiquement autant à construire un effet de consensus au niveau de l'assemblée nationale: les lois sont quasi toutes votées à l'inhumanité.

 

 

 

 

 

 

Préambule: polysémie du sport

 

La sociologie c'est l'étude de la genèse des institutions, de leur fonctionnement et de leur devenir. La genèse nous permet de comprendre quelle est son origine: elle à l'origine un mythe porté sur l'institution. L'histoire a donc du sens, et il y a de la longue durée.

 

Quel est le sens?

 

Définitions:

Le sport est polysémique. Comment distinguer ce qui est réellement du sport?

Dès qu'on définit, il y a un enjeu puisque définir c'est un enjeu. Jacques Defrance, qui est à la base du sport français et qui a écrit sociologie du sport (1995), dit définir c'est inclure ou exclure. Pascal Duret qui a également écrit un livre, montre à travers les enquêtes par questionneurs qu'il y a une construction de l'objet. Il parle de cet aspect en disant que dans la construction du questionnaire, il y a la constitution de l'objet. Il y a une construction implicite des résultats de l'enquête.

Si on définit le sport, il y a deux grandes tendances: il y a des définitions de types restrictives ou extensives.

 

- Définition ciblée et qui a influencé les sciences sociales, de Pierre Coubartin : le sport est le culte volontaire et habituel de l'exercice musculaire intensif, appuyé sur le désir de progrès et pouvant aller jusqu'au risque. Il y a l'aspect physique, biologique; derrière il y a l'idée de progrès. Cette définition est importante parce que si elle a une connotation sociologique c'est a propos de la question du risque. Pour lui le sport est un cheval de Troie. Cette définition se retrouve dans les sciences sociales, en tout cas le risque et la compétition.

 

- Définition extensive: voir définition de Christian Pociello. Elle date de 1981, INSEP = institut national des sports et de l'éducation sportive (en France). L'INSEP a été développé par Charles de Gaulle. Elle est concurrencée par des boites privées aujourd'hui. Dans celle-ci on établit la performance, on a des laboratoires de physiologie, de la psychologie.... Une enquête est demandé à la fin des années 1970 par l'état.

 

- Le sport n'a pas seulement une définition motrice → voir défintion de Pierre Parlebas: définition plus académique, avec une mise en avant de l'institution.

Définition Jean-Marie Brohm.

Il y aune opposition théorique entre la définition de l'Insee et celle l'Insep. La théorie, c'est une vision. La théorègle étant une vision, c'est en regard de la théorie que je repère certains éléments, et que j'ignore certains autres.

 

 

I- Genèse et développement de l'institution sportive moderne.

L'histoire est importante pour comprendre les faits. De plus, c'est difficile de faire de la sociologie sans dimension historique: sociologie et histoire sont très liées. Pour comprendre le fonctionnement d'une institution il faut revenir à l'origine.

L'histoire, c'est la première arme de la critique, elle permet de dénaturaliser les rapports sociaux, elle évite de prendre le sport comme quelque chose d'intemporel. Il ne s'agit pas de refaire tout l'histoire mais de repérer. WRIGHT MILLS dans son livre met en avant cette dimension socio-historique et dit de l'histoire qu'il faut dégager des lignes de forces historiques, des tendances. Il faut s'arrêter sur des points clés de bifurcation des institutions, de bouleversements.

Quel est l'accord minimal entre historiens et sociologues ?

Il y a une rupture. Le sport moderne qui né sous le joute des deux révolutions, est marqué par son temps: pas de continuité avec les jeux antiques. Il y a 4 thèses qui se dégagent principalement, de cette genèse:

 

- le sport est un produit de la société industrielle qui lui imprime ses caractéristiques: domination de classe, mesure permanente du temps, compétition, les records. Cette approche est développée par Jean Marie Brohm, dans « sociologie politique du sport ». C'est une approche marxiste, ou freudo-marxiste ( mélange de l'analyse psycho-politique). Le record signifie la différence avec l'antiquité, puisqu'il appartient à notre société industrielle. Dans l'antiquité, les grecs étaient en record avec dieu. Le record, permet une comparaison entre une même personne, un athlète et les autres. C'est une dimension nouvelle.

 

- Réflexion à partir du livre de l'éthique protestante et l'esprit capitaliste, chez Max Weber. Le capitalisme, dans les sociétés protestantes, est une vision du monde dans laquelle il s'agit de réussir sa vie matérielle. Cette idée de devoir réaliser d'un point de vue matériel, s'accompagne d'une rationalisation du monde. Tout doit être calculé, évalué, rationnel. Ceci a été appliqué pour le sport. Pour certains, ce qui fait le succès du sport, c'est une forme d'éthique protestante.

 

- le sport est le produit de la civilisation, et on trouve cette idée chez Norbert Elias, qui s'associe à Emile Durkheim et qui a écrit le sport et civilisation, la violence refoulée, a l'idée qu'une civilisation se développe en refoulant sa violence. Elle développe avec le temps des phénomènes d'auto-contrainte de l'individu. Les institutions sont là pour contrôler cette violence. Il s'intéresse par exemple aux rapports de la table ( rapport au couteau et à la fourchette). Cette thèse est appliquée au sport. Le sport est un passe temps des sociétés civilisées car dans l'Angleterre du 19eme on a réaliser la révolution industrielle, et donc on va vers la démocratie. Du coup, les discours n'ont pas besoin d'une violence, les formes sont de plus en plus civilisées, et il y a une atténuation de la violence. Le sport fait partie du processus de civilisation et s'explique par ce dernier. Aujourd'hui et depuis 30 ans, les politiques de la ville mettent l'accent sur le contrôle social des jeunes à travers le sport. L'idée est qu'à travers le sport, on va réguler la violence. La violence urbaine pourrait être atténuée par le sport.

Elias a cependant une vision moyenâgeuse de la violence.

 

 

- le sport est le produit de rapports de force entre fractions de la classe dominante et entre d'autres classes sociales, dans le champ de lutte pour la définition du corps légitime.

Corps légitime: il y a plusieurs corps de sportif ( athlète, footballeur...). A travers le corps, l'hexis corporelle, les habitus; c'est aussi un statut de classe qui se construit. De plus, dans l'aristocratie le rapport au corps est très important.

→ à travers le sport se jouent des oppositions culturelles, de classes; une imposition symbolique ( le corps a été imposé, et tel type de corps est accablé).

 

Points communs à ces 4 thèses: reconnaissance de la rupture avec le sport des sociétés anciennes et de l'origine aristocratique du sport. Si on est face à une massification, le sport n'a pas complétement oublié ses origines, d'un point de vue institutionnel.

Une institution est un phénomène dynamique, en constante évolution.

 

A la fin du 19eme- début 20eme siècle, il y a une institutionnalisation. A partir de ce noyau très précis situé en Angleterre, on va avoir une mise en place d'associations sportives, puis de fédérations qui vont se diffuser au monde entier.

A la fin du 19eme, le débat va être porté sur la possibilité de pratiquer. Le sport est réservé à ceux qui ont le temps, un temps de loisirs (l'aristocratie). Les loisirs se massifient dans les années 70-90. Le spectacle sportif se développe, il va y avoir des paris et la classe aristocratique anglaise va employer des gens pour courir, pour faire du football; ce qui donne naissance aux sportifs professionnels.

→ institutionnalisation et internationalisation du sport. Il y a une diffusion.

 

Au début du 20eme siècle, on a des diffusions internationales. Dès les années 20, les états-unis connaissent une diffusion du sport. Il y a une méfiance de la pratique sportive: les français comme les allemands craignent la brutalité du sport. Il y a l'idée d'un amour excessif mais aussi un accent porté sur le collectif. Les états français comme allemands vont miser sur la gymnastique. Il y a alors un débat sur le surmenage.

Le sport se développe en France dans les lycées, dans les milieux les plus aisés. L'aristocratie continue à pratiquer et le professionnalisme se développe en France. Dès les années 30, le sport c'est le second média: on lit les journaux, donc il y a une presse sportive. Quels sont les milieux sociaux qui pratiquent les sports professionnels ? Ce sont les milieux populaires. Il y a des pression de milieux populaires, qui trouvent une solution à la dureté du quotidien. Même la boxe est un moyen pour le prolétariat de s'arracher à la production. Dans les années 30, il y a des phénomènes politiques: première idée du loisir pour tous, mais également de la santé.

Pour sa part, l'aristocratie continue à pratiquer et ne fait que reproduire ce que fait l'aristocratie anglaise ou d'affaires américaine. Thorsteim Veblen, écrit en 1899 et fait la théorie de la classe de loisir, qui va influencer Bourdieu. Il remarque que les industriels ou la grande bourgeoisie américaine pratiquent le sport, mais d'une manière visible: ce qui compte, c'est de se montrer; il va développer l'idée que cette classe de loisir développe une consommation de type ostentatoire ( consommation pour se montrer): «  pour s'attirer et conserver les styles des hommes, il ne suffit pas de posséder simplement richesse ou pouvoir, il faut encore les mettre en évidence ». Le but, l'idée c'est la distinction, marquer la différence et notamment dans les fractions de classes. Il remarque également une proximité idéologique entre la pratique sportive et les affaires. Il dit que dans le sport « on peut développer l'instinct de prédateur » et celui-ci est intéressant pour mener les affaires. Le capitaine de l'équipe doit avoir l'instinct de prédateur. On retrouve cette idée chez Weber, qui dit que le jour où la capitalisme aura perdu son éthique, il s'apparentera à la compétition sportive. Il y a des décalages au niveau international.

(chiffres français en 1909: 900 000 pratiquants).

 

Dans les années 30, il y a un développement de la pratique, qui se retrouve sous le régime de Vichy. Vichy a fait très attention au développement des sports, sachant que c'était le seul loisir sous l'occupation.

- Seconde guerre mondiale et la guerre froide: l'institution sportive monte en puissance, marque le quotidien des français. La guerre met un peu un frein à la guerre mais 1936 on a les JO en Allemagne. Dans ce conflit bipolaire, les sportifs vont devenir les représentants de modèles idéologiques et politiques: la politique s'empare du phénomène sportif. Chaque victoire est la construction d'un bloc idéologique. Le sport est un moyen de continuer la guerre autrement, dans une autre dimension. Le bloc communiste se dit: si on est en tête c'est notre idéologie qui se trouve vainqueur. Le sport se comprend dans ces enjeux politiques.

- La politique sportive de l'état se développe dans les années 60, dans cette période de guerre froide. Jusqu'aux années 60, on a une forme de continuité ( 1,3 millions de pratiquants). L'état français va miser sur le sport. Le général De Gaulle va appeler un homme connu, Hersogue nommé en 58 haut commissaire à la jeunesse et au sport,et va développer une politique sportive en France: développement des brevets, des fédérations. Hersogue est également en charge de la jeunesse, pas seulement du sport.

- Période 68-75: période de toutes les subversions. Elle remet en question l'idée même qu'on se fait du sport. Post 68, pratiques hors clubs qui se développent. Il y a des représentations politiques mais également existentielles. Toutes les institutions sont attaquées: l'état, l'université. Les devises et le plaisirs sont mis en avant, et il y a une critique du pouvoir et des institutions. Les institutions sont toutes remises en cause, même la famille, sauf le sport: le sport n'est pas directement attaqué en 68. Dans les sillages de mai 68, des intellectuels vont se poser la question de ce fait, ils se demandent pourquoi le sport est passé au travers et ils vont travailler tout l'été dessus. Dans Le pratiquant, une revue, on s'aperçoit qu'il y a des personnes qui remettent en cause la pratique sportive. On va apparaître les premières scissions de l'institution sportive: des gens refusent de s'entrainer en club, les nouveaux coureurs. Il s'agit des cadres, et notamment des femmes. Il y a une naissance d'une autre manière de courir, avec l'idée que le désir à lieu dès l'instant que l'on se met à courir.

Il y a dans le même temps des revendications écologiques. Ceci est une rupture symbolique dans le temps et dans la mesure où le risque, l'effort, l'ascétisme... toutes ces valeurs portées par l'institution traditionnelle sont remise en question dans le cadre de mai 68.

Il y a une phase de réaction dans les années 70: assouplissement des pratiques et remise en avant de l'idée de compétition. Il y a donc de nouveaux des débats idéologiques.

 

Les années 80 sont une période charnière car il y a une seconde rupture symbolique. 1981: le comité international olympique abandonne de manière systématique la pratique en amateurs. A l'origine le sport étaient pour les aristocrates. En abandonnant la pratique amateur, le sport devient un phénomène économique. On a un détachement de l'élite progressif avec la masse, et on a un développement des loisirs péri-urbains et des pratiques de nature. Le sport va évoluer au niveau de ses motivations. On associe le sport et l'aventure: l'écologie douce ou l'écologie dure ( paris-dakar). Il y a une machinisation et une dimension économique avec l'idée d'aventure. Il y a un développement des sports de rues ( baskets, skate, vélos) dans les années 80, et on a dans la version de l'enquête de l'INSEE de 1987, trois français sur 4 qui font du sport ( comparaison entre les 900 000 d'avant).

 

Depuis les années 90, il y a de plus en plus de clubs privés. Dans la diffusion du sport, il y a des facteurs économiques. Le politique se retrouve en retrait pas rapport à l'économie. On ne peut pas penser le sport sans sa dimension politique. On a des tractations qui se font entre les politiques et les grandes institutions internationales: les chefs d'états sont contraints de se déplacer devant ces institutions pour obtenir la présence des JO ou de compétitions.

Il y a une inversion entre les pratiques en club et les pratiques hors club: ¼ de pratiquants dans les sports traditionnels en club pour ¾ en amateurs.

 

 

II- Grandes enquêtes sur les pratiques sportives des françaises:

 

- 1967: date importante, car avant cette date il n'y a pas d'enquêtes sur les pratiques culturelles; et ce n'est pas une enquête sur la pratique sportive mais sur les pratiques culturelles en général. Qui est le sportif ? C'est un homme, diplômé, qui a moins de 30 ans et il est urbain ou citadin ( = 4 critères). A cette époque, on a 39% de pratiquants. Il faut attendre les années 80 pour avoir une enquête spécifique à la pratique sportive.

 

- dans les années 80, on a deux enquêtes: une de l'insee et une de l'insep.

Enquêtes Insep: dimension très extensive.

Enquêtes Insee: travail académique, centré

Toute l'analyse se jouent sur la définition des pratiques sportives: quelles sont les pratiques sportives?

Par exemple le CREDOC: 68% de pratiquants, donc entre les résultats de l'insee et de l'insep, mais il ne s'intéresse pas aux fédérations. L'INSERM est ciblé sur les jeunes.

 

- 2001: deux enquêtes différentes qui montre des inégalités de genres mais plus on monte dans la hiérarchie sociale, plus l'écart de genre diminue. C'est l'inverse des milieux populaires.

 

Dans le texte de Lara Mullaire, publié en 2003 et republié en 2005 avec des compléments d'enquêtes, on voit que la pratique sportive des jeunes dépend avant tout de leur milieux socioculturels. Il y a un coté cumulatif: plus les jeunes pratiquent le sport dans les milieux favorisés, plus ils ont de pratiques culturelles → inégalité sociale dans les pratiques sportives. Cette inégalité peut s'engager d'un point de vue économique mais également avec des aspects culturels.

 

III- Les pratiquants du sport

      1. Du petit groupe à la massification

      2. Principes de construction de l'espace des sports

      3. Des sportifs socialement hiérarchisés et structurés

      4. Nécessaire analyse culturelle et symbolique du sport.

 

 

 

                  1. On passe d'un petit groupe, voire un micro-groupe à une massification. Les nouveaux entrants apportent leurs choix culturels, leurs manières de faire, qu'il s'agisse de jeunes de banlieues ou d'un milieu aisé. Les caractéristiques du sport changent avec la massification: on est passé d'un milieu homogène à un milieu hétérogène, qui accueille diverses personnes et en de divers lieux.

      1. 1) Du petit groupe à la massification:

 

2) Principes de construction de l'espace des sports:

Bourdieu s'intéresse au rapport au corps. Il dit que les injonctions sociales les plus importantes passent par le corps. Le corps est donc la formation de l'habitus. L'habitus est une dimension socio-corporelle.

Voir le schéma de Christian Pociello, sports et société qui est une approche socio-culturelle des pratiques. On se rend compte que les groupes sociaux favorisés avec un certain capital culturel vont s'orienter vers des pratiques liées à l'écologie; et d'autres avec un capital économique plus important, se tournent vers des pratiques plus liées à l'automobile.

 

 

3) Des sportifs socialement hiérarchisés et structurés:

Avant comme aujourd'hui, il y a des inégalités d'accès aux pratiques sportives. C'est une structure hypothétique et dynamique ( en évolution permanente).

Post 68: remise en question des hiérarchie

→ méfiance vis a vis du pouvoir et de l'organisation sportive. Les pratiques hors club se développent post 68, ce qui est également une remise en question de la hiérarchie.

Cependant, cette remise en question est relative.

Les peuples ex-colonisés, les noirs sont pendant longtemps mis à l'écart de cette pratique. Les femmes ont également étaient mises à l'écart.

→ hiéarchisation, structure du pouvoir.

Il y a encore une structuration ds le sport, non seulement par les rapports sociaux mais également par les rapports de sexes. Les femmes sont minoritaires où à la marge. Il y a massification et féminisation des pratiques, mais en revanche dans le domaine sportif les femmes sont à l'écart.

Il y a une structure et une hiérarchie qui pèsent sur le développement du sport.

Danss les années 70, des auteurs font des réflexions sur le sports et naissent alors des travaux:

- Jacques de France a participé à la construction du système des sports. Il a été chargé de travaillé sur l'athlétisme et notamment sur la symbolie du sport. Il a travaillé sur la course de fond et il remarque que l'athlétisme a un caractère fondammental. C'est un sport lié à l'éducation sportive, donc intégré dans le cursus scolaire. Il a une dimension historique profonde. La course de fond est considéré comme un sport pur, dépouillé et à un moment où de nouvelles pratiques se développent. Les effectifs stagnent voire décroissent et biensur le milieu des fondeur est parfaitement marqué par des caractéristiques des milieux populaires. Plus tard, il y a une forme de scission: les coureurs vont sur les routes et développent une revue. Jacques Defrance publie en 1986: la course libre ou le monde athlétique renversé; sociologie des représentations collectives de deux variantes de courses à pieds. La caractéristique sociologique des pratiquants est différente mais quasiment opposée à ceux qui ont battit l'histoire de la course de fond. On trouve essentiellement des cadres supérieurs et des cadres moyens qui s'investissent dans la course libre et donc a une inversion. Le plaisir de pratiquer est là encore mis en avant et remet en cause la hiérarchie sportive: on a pas besoin de structure et de hiérarchie disent les coureurs.

Fin 70-80: modalités différentes de la même pratique.

On est pas ds le simple traitement statistiques de groupes sociaux, on a des enquêtes de type ethnographique: on s'intéresse de très près aux significations sociales que portent les acteurs à leur propre pratique.

- travail de Suaud Charles, «  espace des sports, espace social et effets d'age. La diffusion du tennis, du squash et du golf dans l'agglomération nantaise », 1989. Il fait une critique a partir de trois clubs, trois pratiques sportives et leurs adhérents; réalise une mise en perspective historique de chaque club et s'intéresse au transfert d'une pratique à une autre: « la correspondance entre l'espace des sport et l'espace social ne se réduit pas aux relations entre les sports et les seuls groupes sociaux ». A partir du tennis, il y a l'idée qu'on ne peut pas attacher trop mécaniquement un sport à une classe sociale. Selon le type de club et en particulier l'ancienneté du club, on a pas le même type de pratiquants. Le SNUC est le club le plus ancien de l'agglomération nantaise et a été constitué en 1903. il y a des clubs également très récents. On trouve au SNUC pour près de 2/3 des membres de la classe supérieure. Les nouveaux clubs comportent de nouveaux pratiquants et notamment des jeunes, mais ils intéressent surtout les enseignants ( la moitié). Associer mécaniquement pratique de tennis et bourgeoisie, ca ,ne tient pas la route: il faut voir dans quel club et quel type de pratique. Il y a des enjeux culturels et de distinction. Par ailleurs, il faut intégrer d'autres variables ds la construction sociale de l'espace des sports que sont l'âge, les rapports de générations et de genres. Si on prend les rapports de générations, on remarque des transferts du tennis au squash ( essor début 80-milieu 80). il y a des effets sociaux bien-sûr: pratiquant issus pour la plupart de catégories sociales supérieures pour le squash, mais on remarque aussi qu'ils sont extrêmement jeunes ( moins de 25 ans ). si l'on trouve des jeunes dans le squash, c'est par opposition au tennis. On a une inversion dans l'âge du golf: les plus âgés passent dans le golf.

- Bourdieu dans « Choses dites » et notamment le chapitre « sociologie du sport », publié en 1987, met en question le système du sport alors même qu'il en est à l'initiative. Il dit: «  on ne peut pas analyser un sport particulier indépendamment de l'ensemble des pratiques sportives; il faut penser l'espace des pratiques sportives comme un système dont chaque élément reçoit sa valeur distinctive ». ce sont des pratiques distinctives, il y a du symbolique et du culturel. Les pratiques mises en relation permettent de déterminer des hiérarchies ds les pratiques sportives mais qu'il faut affiner dans les modalités des pratiques ( = la manière). Suaud remarque la qualité et l'importance de l'apprentissage et il remarque notamment que la plupart des pratiquants du CNU ont appris en famille: les parents sont capables d'enseigner le tennis; alors que dans les périphéries l'apprentissage se fait dans les collectifs. Ce que j'ai appris très jeune, va faire partie de quelque chose que j'ai en moi: c'est une aisance naturelle. → hiérarchie entre les pratiques mais également entre les modalités de pratiques.

 

 

4) Nécessaire analyse culturelle et symbolique du sport.

Dans l'idée de pratique sportive il y a l'idée de rapport au corps. Dans le sport de haut niveau professionnel, le rapport est ambivalent car le sport n'est pas une fin en soi: il est le moyen de la réalisation de la performance. Il y a une culture corporelle paradoxale chez les sportifs de haut niveau: ils ont besoin du corps, et en font un instrument de travail → instrumentalisation du corps. Les sportifs sont dans un choix qui devient presque exclusif: on a goût pour l'exclusivité, pour une pratique unique. En même temps, on a d'autres possibilités: il y a des sportifs qui vont développé un goût pour la variété des pratiques: ils ne conçoivent pas de faire toujours la même pratique, et combinent dont des pratiques. Certain milieux sociaux refusent le côté intensif du sport qui peut être dangereux et vont développer un goût pour la variétés des pratiques sportives → éclectisme des pratiques sportives.

A travers le sport, il faut une analyse culturelle mais aussi symbolique. Le symbole de la course libre, c'est la liberté. Chaque type de pratique sportive peut engagé un symbole: symbole de la virilité pour le rugby par exemple. Au delà des aspect économiques, il faut mener des analyses culturelles et des analyses sur les symboles.

IV- Facteurs de développement des pratiques sportives:

Quels sont les déterminants qui poussent au développent des pratiques sportives ?

 

- Les aspects politiques: dans le cadre de la guerre froide le sport est un enjeux politique, ce qui a contribué au développement des pratiques sportives. La France dans les années 60, s'intéresse au sport; elle va le développé. De Gaulle y sera pour quelque chose, mais surtout Hersogue. Il y a toujours des enjeux politiques à travers le sport, aujourd'hui.

 

- les aspects techniques et économiques: il faut des moyens économiques de subsistance pour que le sport se développe. Le budget des ménages ne vont pas dans le sens du sport à l'origine. Le sport profite des trente glorieuses. De plus, la technique, la réflexion des ingénieurs dans les laboratoires permet d'inventer de nouveaux sports.

 

- Le temps libre et les loisirs: la diminution du temps de travail et les conquêtes faites par lutte ont permis le développement du temps libre et ce dernier a lui-même permis le développement des pratiques sportives. On vit depuis 7-8 ans une inversion dans l'évolution des temps libres: remise en question des 35 heures et en 2007 on n'a pas de ministère du temps libre.

 

- La culture et les modes de vie: les classes supérieures et la petite bourgeoisie qui va se calquer sur la classe dominante va développer une pratique sportive et une attention particulière au corps.

 

- Ensuite les mouvement féministes: les mouvements féministes post 68, en s'emparant de la pratique sportive conquièrent des lieux de l'espace public, alors que l'espace public c'est l'espace de l'homme. On va vers l'extérieur, vers l'espace public et donc à travers le sport la femme acquière une sorte d'autonomie. C'est un gain qui rejaillit sur les rapports de couples. Il n'y aurait pas eu une massification des pratiques sportives, si les femmes n'étaient pas entrées dans les pratiques sportives: sinon on serait dans la même situation qu'en 1967.

 

- Attention au corps et à la santé: l'attention au corps se développe avec l'ascension sociale et l'attention à la santé n'a fait que de se développer dans les sociétés industrielles. La santé contribue au développent de la pratique sportive: il manger sainement mais également bouger.

 

- L'entrée dans la société de consommation: les pratiques sportives sont des biens de consommation. Elles engagent un marché économique: il y a les offreurs et les demandeurs.

 

- Le taux et la durée de scolarisation: plus les études durent et plus les gens pratiquent. Il 'est pas étonnant qu'il faille attendre les années 60- voire 70 pour que les pratiques sportives se développent puisqu'avant les années 1960 il n'y a pas de massification scolaire et la durée de scolarisation ne s'arrête pas à 16 ans mais à 12 ans.

 

- L'individualisme et les sortes de sociétés contemporaines: il y a une revendication de l'autonomie qui contribue au développement des pratiques en dehors des clubs sportifs.

 

- La médiatisation et l'autonomisation du sport professionnel: il y a une médiatisation qui a des effets contradictoires, il faut donc l'envisager de manière paradoxale. D'un côté on a des personnes qui font par de fascination ( les jeunes notamment cherche des modèles dans les champions) et elle permet alors l'investissement et le développement des pratiques. De l'autre côté, le sport peut servir de repoussoir à d'autres groupes sociaux, ce qui contribue au développement de pratiques en familles ( faire du vélo...). Certains parents se disent que le sport de compétition ce n'est pas la santé.

 

V- Tendances contemporaines:

      1. Diversification des pratiques sportives

      2. Oppositions culturelles

      3. Complexification du champ des activités physiques et sportives

      4. Le sport, une affaire de jeunes ?

 

1)

D'un point de vue objectif, il y a beaucoup plus de pratiques sportives que dans les années 60: jusqu'aux années 60, on est dans une continuité historique avec la mise en avant d'un sport classique, olympique, les grandes épreuves, les grands sports collectifs... Les années 70, représentent un moment de développement d'autres pratiques et il y a une intensification dans les années 80, où des pratiques se mélangent. Il y a une humeur, un sentiment anti-institutionnel post 68; ce qui va permettre de diversifier. Elle va contribuer au développement de pratiques auto-organiser, et va donner naissances aux sports de rue qui refusent la hiérarchisation des sports traditionnels. Il y a également un engouement pour les pratiques de pleines natures: au cours de 2002, 25 millions de français ont pratiqué au moins une fois dans l'année, une activité de pleine nature ( enquête de l'insep). On constate également l'hybridation des pratiques ( mélange) qui a permit une diversification des pratiques: il y a une combinaison d'activités sportives traditionnelle ( ex du triathlon : ski, course...); des combinaisons d'activités sont crées ce qui donne naissance à une nouvelle pratique. Des personnes combinent de jeux d'échec avec la course à pied; de boxe et de jeux d'échecs; de squash et de badminton. C'est liée à de nouveaux groupes sociaux qui rentrent mais il y a également des facteurs technologiques qui se dressent. Il y a un double mouvement de localisation des pratiques sportives mais dans le même temps de délocalisation: on change la pratique sportive de site. Pociello, dans un livre « les cultures sportives », en 1999, dit qu'il y a un double mouvement de naturalisation des villes et d'urbanisation de la nature: exemple de l'escalade qui se développe post 68 ( prise artificielle dans un mur naturel, un site naturel).

 

 

2) Les oppositions culturelles:

- Une pratique sportive s'oppose à une autre: pratiques traditionnelle et le sport de rue.

- Oppositions au sein de la même pratique

 

Dans les années 80 et surtout 90, se développent les sports de rue ( 20 ou 30 ans après les états-unis) et l'idée des politiques est de dire que ces pratiques ne sont pas socialisantes. A tel point que les politiques ne parlent pas de pratiques auto-organisées mais de pratiques sauvages. L'idée de Chantelat c'est de montrer que les pratiques sportives ont du sens pour les jeunes, et qu'il y a des éléments de socialisation dans ces pratiques qui ne relèvent pas des sports traditionnels. D'abord, ces jeunes qui pratiquent au pied de l'immeuble ne sont pas arrivés dans l'immeuble: ils se déplacent, ils vont rencontrer d'autres équipes. Il y a de véritables oppositions culturelles de ces jeunes: ces jeunes s'opposent de manière radicale parfois concernant les pratiques sportives. Quel est le rapport a autrui, à l'espace, au corps, et à l'excellence corporelle à travers ces pratiques?

 

- le rapport à autrui:

    • dans les clubs, les pratiques sportives instituées (fédérales): on ne choisit pas ses partenaires, la sociabilité est forcée.

    • dans les pratiques auto-organisées: on choisit ses partenaires. La sociabilité est choisie, et on trouve une hétérogénéité du groupe en terme d'âges, d'origines. Il y a une résistance des jeunes vis-à-vis de l'institution.

 

- Le rapport à l'espace

    • dans les pratiques instituées: le lieu est standard, commun quelque soit la ville → lieux sportifs non standardisés espaces communs à partager ( cohabitation)

    • dans les pratiques auto-organisées: on joue partout, il n'y a pas d'espaces proprement adaptés → espaces standardisés et exclusifs.

 

- Le rapport au temps:

    • dans les pratiques instituées: temps linéaire ( progrès)

    • dans les pratiques auto-organisées: discontinu et circulaire ( détente)

 

- Le rapport au corps:

    • dans les pratiques instituées: souci de se départager et de classer et le corps doit être efficace.

    • Dans les pratiques auto-organisées: il y a une dimension duelle de l'activité et le corps est un spectacle.

 

- Le rapport à l'excellence corporelle

    • dans les pratiques instituées: efficacité collective → logique du résultat, logique de réussite, de victoire

    • dans les pratiques auto-organisées: prouesse technique individuelle, aspect esthétique → logique de détente, ludique.

 

 

Autre enquêtes qui porte sur les glisses urbaines: le roller et le skate, publiée en 2005 de Patrick Burlot et Muriel Paupardin

→ surreprésentation des classes dominantes ou moyennes dans les pratiques. Ils pratiquent en liberté, en autonomie, de manière auto-organisés et s'opposent alors aux 3% de pratiquants licenciés. Il y a une initiation, un apprentissage lié au groupe de pair. Les jeunes s'opposent radicalement, et rejettent le club. Mais on voit également des jeunes das les structures fédérales, ce qui concerne notamment les milieux favorisés. La même personne peut s'engager de manière différente, notamment au sein des catégories dominantes.

 

Exemple de la course:

au sein de cette pratique il y a des oppositions culturelles et de valeurs. Il y a des pratiques auto-organisées et autonomes avec certaines valeurs, revendiquant l'intégration sociale et la participation; et des pratiques instituées avec d'autres valeurs, les compétions, l'ascétisme. Il y a également des activités nouvelles qui peuvent avoir des valeurs issues du passé, de pratiques traditionnelles. Avec la course à pied on a la dimension humanitaire ( relais du coeur....), l'aventure ( marathon des sables, Raid Gauloises), le tourisme festif ( marathon du médoc, corrida, tour de la vienne), les défis personnels, le souci du corps ( le sport est bon l'hygiène → tapis roulant, club fitness).

On peut avoir des pratiques polyvalentes puisqu'une même personne peut pratiquer dans des cadres différentes. A travers la même activités physique, on a des liens de fracture. Ces oppositions culturelles complexifient l'idée du système du sport.

 

3)

On a une complexification des pratiques sportives.

Christian Pociello dans son enquête sur le sport, il développe 5 tendances:

  1. une individualisation ou mieux une personnalisation des activités

  2. délocalisation, écologisation, agoraphilie

  3. une technopolisation des pratiques ( instrumentations, appareillages, véhicules)

  4. une mise en forme aventureuse des activités

 

 

Bourdieu, dans chose dite en 1987:

Il dit que ce qui est important ce sont les modalités des pratiques sportives. Il y a une dispersion des manières de pratiquer. Cette dispersion s'accroit avec la massification.

Exemple du vol libre

en 1980 = sport nouveau, très onéreux, qui nécessite d'avoir des compétences en météorologie → ingénieurs qui ont des compétences techniques et du capital culturel et économique. Mais l'on a ensuite une massification de cette pratique, d'autres catégories de personnes pratiquent le vol libre mais dans une modalité différente.

 

Dans le sport professionnel, ce sont les milieux populaires qui s'investissent car l'idée est de s'arracher au monde de la production. On a toujours ce phénomène dans certaines activités aujourd'hui. Le cyclisme reste aujourd'hui une activité des milieux populaires, tandis que pour le tennis on a plutot des personnes de milieux favorisés qui vont s'inscrire dans le sport professionnel.

 

Aujourd'hui le phénomène de multi-pratiques s'est considérablement développé: le choix exclusif d'une activité est fortement remis en question, quand on voit la pratique des jeunes notamment. Dans les groupes sociaux les plus favorisés, on a le phénomène d'éclectisme dans les pratiques sportives comme on le trouve dans les goûts musicaux ( étude de Coulangeon).

Conclusion: Démocratisation ou massification sportive ?

 

 

4)

La pratique sportive des jeunes ne se dément pas puisqu'elle est lié à la massification scolaire qui est à l'œuvre depuis quelques années. Malgré tout, ce constat se nuance.

Il y a des activités qui sont la prédilection des jeunes: les sports de rues, roller/skate. Le roller a tout de même évolué depuis les années 70: il y a maintenant le roller de promenade qui ne représente pas le même public ( plus adultes). Les jeunes pratiques ont tendance à investir certaines pratiques plutôt que d'autres, au dépend de personnes plus âgées. La pratique adolescente est tout de même en décroissance ces dernières années. Il y a une décroissance relative des 15-18, toute pratique mélangée. En revanche on a un nouveau groupe qui était extrêmement réduit dans les années 70 et qui a doublé aujourd'hui: il s'agit des 50 ans et plus. Il y a un allongement des cycles de vie sportif, qui contribue lui aussi à la massification des pratiques. Première chose, la diversité des pratiques physiques et de leurs modalités, permet aux personnes plus âgées de pouvoir continuer à pratiquer. Dans le sport il y a des effets de génération: on est très vite vieux, dans la logique compétitive notamment ( exemple de la gymnastique); les diverses modalités des pratiques sportives permettent donc de continuer la gymnastique en loisir par exemple. On a un allongement possible par la diversité mais également un phénomène de reconversion au cours du cycle de vie sportif. On peut avoir un athlète qui à un moment donner va passer à la course sur route.

 

On a remarquer dans les enquêtes un débat de la pratiques sportives, à l'occasion du départ en retraite. Les retraités se mettent à avoir une activité physique, commencent à pratiquer le sport à ce stade de leur vie. Il y a une dimension tout a fait nouvelle et il y a des filières qui se spécialisent sur cela, dans des pratiques pour les handicapés ou pour les personnes âgées. Cela et une donnée qui se vérifie depuis une dizaine d'années.

 

Dans les tendances contemporaines, l'économie est une réalité contemporaine. Tout cela est inscrit dans des structures économiques,dans la mesure où il y a un marché on a des producteurs et des consommateurs.

 

Conlusion: démocratisation ou massification sportive ?

 

au départ, on a un groupe extrêment précis: on est aller de l'homogène à l'hétérogène. Une institution va progresser dans les années 80-90 et cette unité du sport se désagrège. Est-ce qu'il y a un sport ou plusieurs sports ?

Il y a la fois une espèce d'unité mais également un éclatement des pratiques avec des personnes de plus en plus diverses. On pourrait parler de démocratisation, or on remarque qu'il y a des pratiques qui restent reservées aux catégories dominantes, il y a des personnes totalement exclues: les femmes, et notamment les femme de milieux populaire et immigrée. La démocratisation est donc extremement relative: on parle plutôt d'une massifcation évidente puisque la question de l'égalité de spratiques reste posée, mais également la question des modalités de pratiques. Au dela des freins économiques, évident pour certaines pratiques, il y a également une dimension culturelle qui freine et qui contre l'investissement dans une pratique. Il y a une dimension culturelle qui préside le choix sportif.

 

Enfaite les inégalités de départ ne sont pas complétement corrigé. La massification de l'école mais est-ce qu'il y a pour autant démocratisation ? On remarque qu'il n'y a pas d'égalités d'accès, de résultats et de réussite après l'école. On peut alors parler d'une démocratisation quantitative mais pas qualitative. Les finalités peuvent diverger et l'espace des positions sociales, les cultures différenciées de départ, se retraduisent par l'intermédiaire des habitus dans l'espace des styles de vie en sport comme pour d'autres pratiques culturelles.

 

 

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Clovis Simard 06/10/2012 21:46

Blog(fermaton.over-blog.com).No-8. - THÉORÈME SANDWICH.- La structure de la pensée.

Marion 28/02/2011 09:13


Bonjour,
Je voulais savoir si vous mettrez les cours de Famille et d'Educ sur le site à la fin du semestre ?


Licence1 sociologie Poitiers 12/03/2011 14:04



Ils sont la.