suite du thème 3 de rapports sociaux

Publié le par licence1sociologie-poitiers.over-blog.com

CM 2: Le coprs, produit social

 

 

Introduction: le corps comme signe d'appartenance de classe.

 

 

Il y a une matérialité du corps: il se mesure, se pèse, se quantifie. De ce point de vue là, ce qui a dominer pendant longtemps c'est une vision médicale, anato-physiologique, dualiste, cartésienne et cette interprétation du corps est causante. Or il a fallu un travail considérable des ethnologues, des anthropologues pour faire entrer des analyses sociologiques, et non pas seulement biologique. Le corps c'est un symbole, c'est de la culture. Le corps est inhérent. Nous n'avons pas tout le temps eu le corps que nous avons et le corps est individualisé.

En 2006, on remarque qu'il y avait des mannequins qui avaient un IMC, inférieur à 18; ce qui représente un fort danger pour leur santé. Si c'était un phénomène biologique pourquoi des mannequins sont plus affectés que d'autres ? De plus, parmi 100 en sous poids, on a 86% de jeunes filles qui un indice extrêmement faible. Si c'était que de la biologie, il n'y aurait pas que les filles en grande partie confrontées à cela. Il y a des normes et un aspect social et culturel qui rentrent en ligne de compte.

Par ailleurs, Durkheim insiste sur le fait que le corps c'est le moyen d'individuation dans la société moderne. Nous n'avons pas toujours eu un corps individuel. Ce corps est analyseur et ambivalent. Michel Bernard, dans Le Corps, fait une introduction sur l'ambivalence du corps. Le corps est au fondement de l'identité du sujet. Le discours sur le corps n'est jamais neutre dit Michel Bernard: il n'y a pas de neutralité car parler du corps c'est éclairer tel ou tel aspect du corps. En définitive toute réflexion sur le corps est éthique et métaphysique; tout discours sur le corps proclame une valeur.

Le corps est traversé par les rapports sociaux, il n'est pas isolé, pas seulement biologiques sinon les taux d'obésité ne seraient pas particulièrement concentrés sur les milieux populaires. Le corps est une institution, instituée par les autres institutions. On a d'un côté l'apologie du corps, mais aussi des discours dénigrants sur le sports. Il y a des discours philosophiques et biologiques sur le corps, qui s'opposent. Pourquoi tel type de corps, n'est pas tel autre. Le corps est le produit du social, il peut être réduit à un rapport social de production ( = corps de travail). Le corps est également inscrit dans un cycle de consommation.

 

Bourdieu, distinction en 1979: « les différences de pures consommation à une énormes communes sont redoublées par les différences de maintien, de porter le corps, de se porter et de comporter qui traduisent le monde social. Produit social, le corps, seul manifestation sensible de la personne, est communément perçue comme l'expression la plus naturelle de la nature profonde ». il y aune construction historique qui nous fait penser que c'est naturel, or ca ne l'est pas.

 

I- Approches anthroposociales du corps.

 

question des rapports sociaux, normes qui pèsent. Fait que des personnes en sur poids, juste au dessus de la moyenne sans difficultés et problèmes physiologiques pouvaient perdre du poids. On va étudier comment se construit le rapport au corps, culturel d'abord puis social. Dans quelle mesure cette norme va t'elle s'imposer à chacun? Coupes faim prescrits par les généralistes. Il y a une forte pression sociale.

 

 

Préambule: approches philosophiques du corps

Le corps, dans la philosophie occidentale, est un sujet complexe. L'histoire de la philosophie occidentale est marquée par une scission avec d'un côté le corps et de l'autre l'âme. Le corps est du côté de l'opacité, d'une résistance matérielle. Il est ce qui pose problème d'où l'idée pendant longtemps que le philosophe devait être

Platon dit : « l'âme du philosophe méprise profondément le corps » c'est assez clair, le corps est conçu comme une chaine, prison, tombeau, il est ce qui perturbe la pensée du philosophe dans la philosophie antique occidentale, il trouble la pensée, l'âme.

Le statut du corps nous est décrit dans la citation suivante :

« Ce fardeau que nous portons avec nous et que nous appelons le corps et nous sommes emprisonnés comme une huitre dans sa coquille » -> dualisme philosophique entre le corps et l'âme.

Le fait que le corps est le lieu de l'aliénation, de l'abandon, de la déréliction. Idée que le corps finalement nous échappe de partout. Il nous échappe dans la maladie, dans la folie, aussi dans le sommeil et bien sûr il nous échappe dans le vieillissement. De ce fait le corps a été fondamentalement mis à distance par les philosophes pendant très longtemps, il a même été méprisé.

 

 

 

A. L'objectivisme.

 

1. Dualiste

Descartes approche cartésienne dualiste, mettait à distance le corps, l'objectivait. Le corps est un tas d'os, un tas de chairs. Ce qui le fascine c'est la machine, il voit le corps comme un objet, et ce qui le fascine de plus en plus c'est le fonctionnement des horloges. Il a une conception très matérialiste et dualiste : le corps est séparé de l'âme.

 

2. Sans dualisme

On a cette idée d'objectivité du corps chez Marx. Idée que les organes du corps peuvent servir d'instruments. C'est le corps qui peut être mis au travail, jusqu'à l'aliénation. Engels « Les classes laborieuses en Angleterre » enquête pour observer le corps au travail.

Le corps peut être transformé en instrument. C'est donc une approche matérialiste. Intuition va être développée par un anthropologue : Marcel Mauss.

idée que le corps peut être un instrument, une technique. Marcel mauss n'est pas dualiste, il est dans une perspective du corps, le concepteur de l'anthropologie.

 

 

B. Le corps comme image

 

Dans cette perspective on s'oppose au dualisme de Descartes. Bergson, matiére et mémoire, rapports entre l'âme et le corps. Il réfléchit à ce lien et s'attaque fin 19ème siècle à une science qui travailleraitil va distinguer sans séparer l'âme et le corps, et va faire une association temporelle. C'est dans la succession du temps que le corps est lié. IL y aurait une mémoire qui nous rattacherait. ans ce cadre là le corps est une représentation, une médiation, quelque chose qui n'est pas séparé. On commence à dire que «je suis un corps »

 

C. Le corps comme fiction

 

C'est un fantasme, une fiction. Idée de montrer que le corps est avant tout une construction, il n'est pas donné définitivement. Idée dans la psychanalyse qu'une personne peut être biologiquement homme et se sentir femme. Il peut être une véritable fiction et là il échappe complètement à la réalité.

 

 

 

D. Approches phénoménologiques

M. Merleau Ponty et JP Sartre.

 

Sartre, ayant mal vécu le lycée, a des intérêt lié au fait que Ponty était un grand lecteur de la philosophie, enseignait la psychologie. Ils ont développé une phénoménologie du corps. C'est une approche montrant que le fait devient la matrice de la subjectivité, l'élément dans lequel elle naît. C'est finalement dans le corps que naît la pensée, et chez eux le philosophe ne peut être qu'incarné, il est un corps.

Unité qui se développe.

Ponty « Je suis toujours du même côté de mon corps, il s'offre à moi selon une perspective invariable »

Ce que développent Sartre et Ponty c'est que le corps constitue la trame de toutes les expériences.

Sartre « Le corps est le médiateur de tous les rapports sociaux. »

 

Le corps en bref, c'est « le point de vue de tous les points de vue ». On ne peut pas penser le monde sans être incarné. Pour bien comprendre et insister une dernière fois sur l'unité, Sartre écrit « Le corps est le point de vue sur lequel je ne puis plus prendre de point de vue. » On revient à Merlot Ponty, dans le fait que « je ne peux pas me détacher de mon corps. »

 

 

  1. 3 modalités du corps :

  2. le corps pour soi

  3. le corps pour autrui

  4. le corps en soi

 

 

Une fois qu'on a posé l'unité, on arrive à trois modalités.

 

  1. Le corps pour soi

développé par la phénoménologie, il y a cette idée que chez Ponty le corps est le pivot du monde, tout tourne autour. Même l'espace tourne autour du corps, et la société se structure autour du corps. C'est le corps du sujet.

 

  1. Le corps pour autrui

Pierre Bourdieu, La domination masculine. Chapitre « L'être féminin comme être perçu. »

« Le rapport au corps propre ne se réduit pas à une image du corps, c'est à dire à la reproduction objective, mais des schèmes de pensée s'interposent dés 'origine entre tout agent et son corps

Au delà des rapports d'image réciproques, ces images sont aussi constuites socialement.

Les relations entre nous ne sont pas des relations seulement de personnalité à personnalité, nos relations sont des relations de corps à corps dans le sens du touché.

C'est ce que met en question Bourdieu dans son ouvrage c'est le fait de pourquoi c'est d'abord et avant tout la femme qui est un corps pour autrui, un corps pour l'autre, et moins l'homme.

Il y a des inégalités de genre. Le corps pour autrui, le montre Sartre et Ponty est que si je suis un corps pour autrui, il me considère comme objet et donc je suis sous la domination d'autrui. Je peux être objectivé dans la relation à l'autre et je peux devenir un objet pour l'autre, c'est le risque du rapports.

 

  1. Le corps en soi

 

Le corps est soumis aux lois de la biologique.

 

 

 

I – APPROCHES ANTHROPOSOCIALES DU CORPS

 

A. Les techniques du corps : étude fondatrice de Mauss

B. L'approche anthropologique de la proxémie par Hall

C. L'étude de Boltanski des « usages sociaux du corps »

 

 

Ces textes sont fondateurs, en particuliers Mauss et Boltanski. Ce sont des auteurs fondateurs de l'Anthropologie. Mauss va apporter une réflexion assez nouvelle dans les années 30, dans un texte qui est Les techniques du corps. C'est un texte de 1934.

 

A. Les techniques du corps : étude fondatrice de Mauss

Mauss est le neveu de Durkheim, fondateur de l'Anthrophologie française. Comme anthropologue, remarque que dans les comptes rendu ethnographiques anthropologiques de l'époque que certaines observations sur le corps ne troublent

Il est toujours allé vers l'inconnu. Va s'interroger, sur le fait de savoir pourquoi ces observations

3 expériences majeures:

  • l'apprentissage de la natation : Mauss apprend à nager à la fin du 19e, et remarque au niveau du 20e que les techniques d'apprentissage ont beaucoup changé. On demande de rentrer les yeux ouverts et ne plus souffler ou cracher.

  • remarque pour la guerre de 14-18, dans les tranchées bataillon de français en train de bêcher et bien quand on les relaie par un régiment anglais il faut changer 1000 bêches, car les anglais n'arrivent pas à bêcher avec les techniques françaises. La techniques pour creuser n'est pas la même.

  • Façon de marcher n'est pas la même mais surtout c'est plus tard qu'il va faire le lien : il est hospitalisé à New York pendant l'entre deux guerres, observe les infirmières marcher et dit qu'il a déjà vu marcher quelque part des gens comme cela. En rentrant en France il remarque que certaines parisiennes, élégantes de l'époque, marchent de la même manière que ces infirmières anglaises. La démarche adoptée est celle qui commence à apparaître dans les stars du cinéma. Début de la mise en ordre de tout ce qui était, commence à se dire qu'en réalité la marche n'est pas du tout naturelle. Il dit « la position des bras, celle des mains, pendant qu'on marche forme une idiosyncrasie sociale » c'est une disposition sociale particulière personnelle généralement innée permettant de réagir. D'un point de vue didactique, on dit aussi que c'est le tempérament de la personne. En associant les deux termes la phrase est paradoxale. But de montrer que les dispositions innées sont des produits sociaux.

Il va mettre en avant l'idée de l'habitus. Dans cet habitus Mauss va voir l'apprentissage des dispositions. Il dit que « on ne peut étudier l'homme que d'un triple point de vue, il est un être bio-psycho-social. »C'est en passant par ce triple point de vue que l'on peut comprendre l'homme et les techniques du corps.

IL va associer le social dans l'aspect du prestige de la personne. Les actes d'imitation sont souvent liés au prestige : enfant qui va imiter ses parents, ses profs. Dans cet aspect d'imitation il y a du social puisqu'en fonction du statut de la personne. Pour revenir à l'aspect non dualiste du corps, l'homme va insérer le corps dans la magie et la religion. Mauss écrit qu'il faut s'interroger à propos de toutes les notions concernant la force magique, la croyance à l'efficacité non seulement physique mais orale.

On en arrive à ce que dans la premiere partie de son texte Mauss va développer l'intuition que le corps peut être un instrument. Il écrit : « Le corps est le premier et le plus naturel instrument de l'Homme. » Il précise, le premier et le plus naturel objet technique et en même temps moyen technique c'est son corps. C'est pourquoi Mauss va être très sensible à la question de l'apprentissage et de la transmission. Un acte traditionnel efficace. Il est traditionnel donc il y a transmission.

Le corps est un système de montage symbolique.

Dans les années 30, mauss prudent, il essaye de faire comprendre mauss met en avant un triple point de vue et dit que le psychique c'est le niveau de l'engrenage psychologique.

Sociologie et anthropologie de Marcel Mauss, succession d'articles. Mauss est novateur. Il met en avant les différences culturelles. D'un point de vue culturel il montre qu'il y a une construction sociale naturelle. Il parle de l'habitus, et cela va se coroborer avec d'autres approches anthropologiques. On va relativiser progressivement cette construction du corps en l'associant à l'habitus. La dimension de l'habitus n'est pas envisagée

 

 

B. L'approche anthropologique de la proxémie par Hall

 

Edouard Hall, anthropologue, écrit en 1966 La dimension cachée, qui s'intéresse à ce que Hall appelle la Proxénie. La proxénie est l' « ensemble des observations et théories concernant l'usage que l'homme fait de l'espace en tant que produit culturel spécifique. »

Idée générale qui se développe dans l'ouvrage c'est le point de vue dialectique, si la société structure le corps, dit Hall, à son tour la société se structure autour du corps dans un mouvement de renversement dialectique.

L'enjeu de Hall est très pratique, il est d'améliorer la communication entre les peuples. Cette proxénie va définir trois niveaux de proxéniques :

  • infraculturel, comportements enracinés dans l'histoire biologique de l'humanité. Peur de la nuit par exemple. L'inscription culturel

  • préculturel, d'ordre physiologique

  • le microculturel,

 

Plusieurs types d'espaces dit Hall:

  • riche ou fixe (territoire des animaux)

  • semi-rigide ou semi-fixe ( où l'on va faire bouger les objets)

  • l'espace informel(affecte au plus prés du corps des individus. )

 

  • L'espace riche ou fixe.

On organise le territoire. Nous ne le marquons pas comme les chiens, mais on utilise des murs. Activités varient selon les cultures. Il y a de l'histoire de la culture, et on protège parmi l'espace plus ou moins rigides des activités humaines, par exemple via l'architecture.

 

  • L'espace semi fixe

On a des ieux qui sont variable et à aménagement variable. Structures variables varient selon les pays. L'espace génère des rapports sociaux. On est dasn une structure que l'on pourrait bouger mais l'on

 

  • L'espace informel

On est au plus prés du corps. Il est informel dit Hall pas parce qu'il n'a pas de forme mais parce qu'il est inpensé, de l'ordre de l'inconscient. Il dit que le corps ne se limite pas à l'enveloppe corporelle, il va au delà, il se prolonge, comme la voix. Il y a des odeurs, des façons de se tenir, tas d'indices. Et là on est au coeur de a proxénie car cet espace est une construction sociale. Il y a quatre type de distances dans cet espace informel:

  • Distance intime. C'est la distance de la lutte du corps à corps, distance des rapports sexuels, mais aussi des rapports qui peuvent se produire dans la société alors qu'ils n'étaient pas prévus.

  • Distance personnelle : dans la distance personnelle autrui est toléré mais sans contact, il n'est pas là ppour toucher. Cette distance personnelle,

  • Distance sociale, elle est liée au pouvoir social. Par exemple un employé dans une grande multinationale une tappe sur l'épaule du PDG pas envisageable.

  • Distance publique : l'individu est hors d'un cercle directement concerné.

 

Idée, thèse de hall, montrer qu'il y a une variabilité culturelle de ces distances, de la construction de l'espace, en particulier à partir de la distance personnelle, sociale et publique. Tous les rapports au corps sont construits d'un rapport culturel, c'est ce que met en avant Hall.

 

Cette homogénéisation culturelle est tendencieuse. Malgré tout l'apport de Hall est d'avoir insisté sur l'aspect de la construction sociale

l'homogénéisation culturelle est discutable : il y a peut être plus de distance culturelle entre un milieu populaire et une noblesse d'un meme pays, qu'entre des bourgeois de pays différents.

 

 

 

C. L'étude de Boltanski des « usages sociaux du corps »

 

 

 

  1. La dimension sociale des comportements corporels

     

Texte de 1971 Luc BOLTANSKI, « Les usages sociaux du corps »;

Annales. Economie, sociétés, civilisations, Vol26, n°1, janvier février 1971, p205-233

dans les années 70 c'est un des meilleurs élèves de Pierre Bourdieu mais l'écart d'âge entre le maître et l'élève est faible.

Va mettre de l'ordre sur les recherches qui portent sur le corps à la fin des années 60, Luc Boltanski va s'intéresser au rapport au corps et aux rapport aux corps dans le cadre de la santé des classes populaires et de la bourgeoisie.

Premier temps construction de l'objet d'étude. L'auteur va essayer de se déguager d'interprétations alors dominantes. Elles sont avant tout biologiques et médicales. On commence à avoir aussi des statistiques sur la consommation des médicaments ou les soins par le service de la santé. On commence à voir qu'il y a des différences de consommations.

Fin des années 60, les médecins font des interprétations et les économistes en font d'autres.

D'autre part, Boltanski va citer Edouard Hall et d'autre anthropologue. Critique de ses travaux, à propos des travaux des anthropologues il dit que leurs interprétations ne permettent pas de saisir la dimension proprement sociale des comportements physiques et les réduisent au moins dans un large part à leur dimension para linguistique. Le retour à Hall, s'intéresse à la communication. Pour l'auteur, on ne peut pas réduire ca à des problèmes culturels. Ce que veut faire Boltanski c'est une rupture par rapport à ca. Il précise dans son texte que la recherche doit analyser les habitus physiques des individus, qui est une dimension de leur habitus de classe, comme système de dispositions organiques et mentales et des schémes inconscients de pensée, de perception et d'action. Ainsi voilà l'objet d'étude, il s'agit d'étudier les variations de la consommation médicale selon les différentes classes sociales.

Cette étude, précise l'auteur, est une introduction à l'analyse de la culture somatique des différentes classes.

  1. La question est de savoir pourquoi ces personnes n'ont pas la même consommation médicale d'un point de vue aussi bien qualitatif que quantitatif.

     

  2. La consommation médicale

La thèse de l'auteur est de montrer que la consommation médicale n'est pas un besoin primaire. C'est un besoin qui est construit socialement. Les sensations morbides c'est ce que l'on exprime lorsque l'on va voir le médecin, c'est la verbalisation des sensations du patient au médecin. Ces sensations morbides sont différenciées selon les groupes sociaux et certains groupes sociaux de l'époque n'expriment pas les mêmes choses, voire n'expriment rien, comme celui des ouvriers.

Ce que repère Boltanski c'est qu'il y a une compréhension au symptôme qui varie selon les groupes sociaux, donc variation de la perception. Cette perception est inégalement répartie.

 

 

  1. La compétence médicale

     

La compétence médicale se construit, ce que l'on apprend en famille et à l'école, et dans le cadre de la consultation chez le médecin. On entend le langage de la médecine. Le médecin fait plus ou moins preuve de pédagogie : explique au patient ce qui lui arrive. La aussi il n'y a rien dans cette compétence médicale qui est de l'ordre de l'inné : cela s'acquiert. C'est donc une autre source d'inégalité.

 

4 . L'usage du corps

 

Ce que va mettre en avant Boltanski c'est que selon la manière d'envisager le corps dans un travail on aura un rapport au corps différent. Dans le cadre du travail, le corps est un instrument. On engage le corps comme instrument de travail et Boltanski montre qu'il y a un rapport instrumental au corps : il est instrumentalisé. Ce rapport est repéré d'abord dans les classes ouvrières. Il va conditionner les représentations du corps d'une part et la représentation des sensations morbides.

Les conséquences sont directes. Sur la médecin dans ce type de rapport au corps on a souvent une médecine d'urgence : la personne qui ne s'écoute pas tire sur son corps jusqu'à la rupture et du coup on bascule dans une situation d'urgence, on consulte une fois blessé, que l'accident s'est produit.

 

L'auteur va opposer les cadres supérieurs de l'époque aux catégories populaires. Les cadres supérieurs de l'époque, managers, dirigeants d'entreprise, l'engagement de leur corps n'est pas du tout le même que pour les personnes issues des classes populaires : il n'y a pas d'engagement physique intense. Ce type d'engagement permet d'avoir un rapport réflexif au corps du fait de l'absence d'intensité. Il y a donc deux rapports qui s'opposent : engagement instrumental et engagement réflexif. Le fait d'être attentif aux symptômes... permet d'avoir une approche préventive de la santé. Idée de prévention.

 

Rapport réflexif lié à l'engagement corporel. Boltanski va s'intéresser au sport. Il oppose deux type de pratiques sportives : d'un côté les sports populaires, essentiellement masculins et jeunes, qui s'arrêtent après l'adolescence au moment de l'entrée sur le marché du travail, pratique ludique. A l'opposé on a déjà une pratique physique qui est liée à la prise en compte de la forme, des cadres qui font du sport pour être en bonne santé. Ce n'est pas le seul objectif de loisir ou de détente qui les motive, mais une idée d'être en forme.

Vis à vis de cela, dans ces années là, comment considèrent les classes populaires les hommes des milieux supérieurs dans la mesure où ils commencent à faire attention à leurs corps? Les ouvriers, quand on les interroge, disent d'eux qu'ils s'écoutent comme des femmes, ils n'ont pas l'aspect viril du travail.

 

 

5. Les besoins physiques.

 

Dans cette partie du texte, il fait un bilan de toute la critique qu'il a menée et il va développer l'idée de l'habitus, pas simplement comme constat, mais comme principe explicatif. Il nous permet de comprendre que des catégories sociales n'aient pas le même rapport au corps, à la santé. Ils n'ont pas la même relation aux normes culturelles qui s'imposent. L'habitus permet de définir le corps et en terme de bilan on peut montrer que l'attention au corps est corrélative à l'ascension dans la hiérarchie sociale avec une inversion dans l'engagement dans le travail.

 

 

Luc BOLTANSKI; « Les usages sociaux du corps », 1971.

 

«  Le corps est en effet, [ au même titre que touts les autres objets techniques dont la possession marque la place de l'individu dans la hiérarchie des classes, par sa coueur (blafarde ou bronzée), par sa texture (flasque et molle ou ferme et musclée) par son volume (gros ou mince, replet ou élancé), par l'ampleur, la forme ou la vitesse de ses déplacement dans l'espace (gauche ou gracieux), ] un signe de statut – peut être le plus intime et par là le plus important de tous – dont le rendement symbolique est d'autant plus fort qu'il n'est pas, le plus souvent, perçu comme tel et n'est pas jamais dissocié de la personne même qui l'habite. »

 

L'apport majeur de Boltanski est de dire que le corps est le premier signe d'appartenance de classe contrairement à ce qu'on a pu imaginer par le passé. D'ailleurs il y a eu des travaux sur la question de la honte, une construction sociale.

Les besoins du corps vont appeler un bataillon de spécialistes du corps. Avec le développement du sport un tas de métier vont se développer : diététique, coach...

 

 

II – DETERMINANTS SOCIOECONOMIQUES ET CULTURELS DES NOUVEAUX USAGES SOCIAUX DU CORPS

 

A. Développement des catégories intermédiaires

Juste aprés la guerre on a un équilibre d'environ 1/3 des agens éco dans le secteur primaire, 1/3 dans le secondaire et 1/3 dans le tertiaire. Pendant les trente Glorieuses, dés 1975 51% des français sont dans le tertiaire et à partir des années 90 on atteint plus de 65% des français qui travaillent dans le secteur des services.

D'un point de vue économique cette augmentation, le salariat, associé au développement du secteur tertiaire font qu'on a une nouvelle catégorie de population consommatrice des pratiques sportives. C'est le développement des catégories intermédiaires, on a une homogénéisation des styles de vie. Les catégories sociales se resserrent.

 

B. Le temps des loisirs

 

Le film présente 4 décades :

  • les années 60.

  • les années 70.

  • les années 80.

  • les années 90.

 

C. De nouveaux comportements hédonistes.

 

Il y a l'apparition de comportements hédonistes et plus que l'apparition, il y a surtout une diffusion de ces comportements hédonistes caractérisés par une recherche de plaisir. Encre une fois il y a un moment, déjà pointé, autour de 68 première rupture symbolique dans l'histoire du sport : des pratiquants vont quitter le sport fédéral traditionel pour aller courir sur les routes. La pratique n'est plus alors que dans le but du plaisir.

Dans les années 60 on assiste à une crise des valeurs. L'autorité commence à être remise en question, la plupart des institutions commence à être interrogée.

Crise accompagnée par une réflexion d'ordre international, double réflexion avec dimension existentielle, dimension politique, personnes de l'école de francfort vont aussi critiquer la société sur une dimension politique.

En 68 a la sorbonne flottera le drapeau du Vietnam : signe de l'implication internationale politique des étudiants

De la misere en milieu étudiant, brochure publiée en 66, question posée de la misére du milieu étudiant. Pour beaucoup ils étaient des étudiants favorisés, mais pas tous, notamment en lettres. Aspects économiques, politique, psychologique, sexuel, et notamment intellectuel et de quelques moyens pour y remédier. Crise universitaire devent une crise sociale avec l'entrée des ouvriers dans le mouvement, puis politique. La brochure prépare les choses, et autour de mai revendication du plaisir.

Slogans de mai 68 :

Sous les pavés, la plage.

Soyez réalistes demandez l'impossible.

Vivre sans temps mort, Jouir sans entraves.

Ne travaillez jamais !

C'est dans ce cadre là que l'intérêt porté au corps va se diffuser. Remise en question des valeurs traditionnelles, l'autorité familiale est remise en question (« échangerait parents contre n'importe quoi »),( « famille je vous hais »). Les vacances vont se développer, l'arrivée des premiers congés en 36, dans les années 60, 70 le camping va exploser, plusieurs millions de personnes vont camper, aller à la plage et donc montrer leurs corps. Le cinéma va aussi faire apparaître le nu, et dieu créa la femme avec Brigitte Bardot. Elle incarne l'insouciance des années 60.

Revendication du droit au bonheur, du droit au plaisir.

 

 

D. (Re)découverte du corps et identités contemporaines

 

Le corps a toujours été là en réalité, c'est ce que nous avons vu dans le préambule. Les représentations sociales se changent au fil du temps. Les travaux de Hall montreent bien qu'il y a ue construction sociale du corps.

Le corps est une invention sociale, qui suppose une triple rupture : notre corps, notre manière de penser suppose une triple rupture qui se fait à l'aube de la modernité.

  • premiére rupture est une rupture avec la nature. Le corps n'est pas simplement un objet de la nature.

  • Seconde rupture avec les autres. Rupture sociale. Si on réfléchit à la période du moyen age, on voit un corps collectif dans le partage de l'émotion, la maniére de vivre. Aspect collectif qui prime d'abord sur l'individu. Durkheim le corps est un moyen d'inviduation.

  • Rupture avec soi même : c'est la dualité du corps. C'est ce que théorise descartes, le fait que je peux regarder mon corps de l'extérieur comme un objet, je peux regarder le corps de l'autre qui peut être disséqué. On est précisément pas dans la dimension phénoménologique, je suis un corps, je pense j'existe je ressens.

 

Détour anthropologique, de ce point de vue, exemple très simple rapporté par maurice leenehardt, qui s'intéresse au canac habitants de la nouvelle calédonie, fait son étude, écrit un livre à partir d'un récit biographique de Kano, et à la question que les occidentaux nous ont apporté Kano répond que les occidentaux ont apporté le corps. Pourquoi? Evidemment, ce que les occidentaux apportent avec leur mode de vie c'est un corps en rupture avec le collectif, et c'est un corps qui est séparé de la nature, ce qui n'est pas du tout le cas chez les canacs où il peut être un prolongement de la nature.

Aujourd'hui perspective de retour à la nature : film Avatar.

 

Il ya une diffusion des représentations des corps qui varie selon les groupes sociaux. La théorie de la classe du loisir. Dans les années 20, en Europe années folles, on a des femmes qui vont dans une classe particulère rejeter la jupe, porter le pantalon. En 68 il y a une diffusion massive d'images corporelles avec une norme corporelle qui va s'imposer.

Dans cette redécouverte du corps, la publicité est important. Tout cela est imbriqué dans une diffusion de l'image.

 

La question de l'identité. La phénoménologie développe la thése qque le corps est la matrice de la subjectivité, même la pensée est incarnée. J'existe à travers mon corps. Aujorud'hui, c'est encore plus vrai dans la mesure que face aux inquiétudes. Dans cette période d'incertitude, le corps semble être un refude, on y prête attention et on va essayer de se singulariser, d'exister en tant que sujet à travers ce corps. Or on est soumis aux modes qui nous imposent des normes.

David Le Breton, s'intéresse aux corps, anthropologue qui travaille à Strasbourg, il écrit : Signe d'identité, tatouage, piercings et autres marques corporelles, publié en 2000.

Ce qu'il remarque c'est que le tatouage c'est la mauvaise réputation à la fin du XIXe et XX en occident. Ce sont des personnes, des groupes sociaux, souvent en rupture avec la société. Ils vont exprimer quelque chose à travers cette marque, un refus, une mise à l'écart, de la révolte dans le tatouage, dans les années 70 on le retrouve avec le courant punk, quelque chose de violent.

Aujourd'hui, c'est un peu l'inverse. Dans les années 70 les tatouages vont se diffuser aux Etats Unis, ils vont commencer à avoir une dimension esthétique. Lebreton montr qu'on appartient plus à un grupe, le tatouage n'est plus marque d'un groupe mais une marque individualisante. Ce n'est pas un rituel, les personnes n'y vont pas avec des parents, mais seuls ou avec leurs amis.

A travers le corps on cherche à marquer sa singularité, à exister en tant qu'individu. On passe du collectif à l'intégration dans un système marchant et dans un phénoméne de mode. Lebreton parle d'un bricolage identitaire, on bricole parce que le corps est précisément un refuge.

Bourdieu dit : « Les injonctions sociales les plus sérieuses s'adresse non à l'intellect mais au corps, traité comme un pense-bête » extrait de Méditations pascaliennes, Chapitre 4, « La connaissance par corps » (p.169)

Le plus sérieux passent pas le corps, les habitus sont de l'incorporation du social. Bourdieu dit : Il y a une proximité entre la psychanalyse et la sociologie. Il y a un inconscient social, il y a du refoulé dans le social.

La sociologie dévoile des pans du social qui ne devraient pas être dévoilés, comme le montre le proverbe « toute vérité n'est pas bonne à dire »

Le corps présente donc une dynamique sociale.

 

 

 

 

E. Transformations des genres.

 

La transormation du genre peut être aussi appelée le déplacement des identités masculines et féminines. Les hommes sont en crise : qu'est ce qu'être un homme aujourd'hui? Tourraine écrit un livre sur la crise de l'identité masculine. Là encore, il faut revenir aux années 60, avec les mouvements féministes on consteste le pouvoir des hommes, le fait de travailler seulement pour les hommes. Face à cette revendication féminine du travail, on assiste en définitive à une remise en question d'un équilibre ancestral de la famille. La famille traditionnelle c'est le modèle bourgeois traditionnel, l'homme vit dans l'espace public, travaille, nourrit, allimente le foyer, fait du sport, va au café, pendant que l'épouse reste au foyer et se charge des taches ménagéres.

Avec la revendication du travail féminin, la revendication de l'autonomie financiére, cette remise en question c'est aussi celle de l'autorité du père. A partir du moment où une femme se libére de la tutelle du mari (chéquier à son nom, posssibilité de divorcer ) on a un statut et une image du pére qui vont changer progressivement.

Si une femme travaille, peut gagner autant voir plus que son mari, il y a un déséquilibre. Les travaux montrent que les travaux invisibles du ménage sont encore réalisés par les femmes. Mais cette remise en question est importante. Ca se traduit par le rapport au corps masculin.

En 2005, magazine Robin, Le masculin sensible. La norme passe par les médias. On apprend, dans l'éditorial, que « le masculin sensible est l'avenir de l'homme ». L'éditorial explique qu'une révolution est en marche, la révolution masculine, 25% des lecteurs de la presse féminine sont des hommes (chez le coiffeur, dentiste... ) Véritable changement de perspective. Les hommes effectuent une véritable révolution dans le prolongement des mouvements féministes des cinquante dernières années. L'éditorial nous dit on assiste à un mouvement inverse : les femmes se dirigent vers l'espace public alors que les hommes se dirigent vers 'espace privé.

Ce bouleversement est radical, il remet en cause les repéres aussi bien féminins que masculins.Réflexion sur : Qu'est ce que le corps d'un homme sensible dans un contexte actuel?

Men's Health, magazine, « ca vous change un homme ». L'éditorial est l'inverse : gare au féminement correct. L'auteur nous dit qu'aujoud'hui un homme qui n'assiste pas à la naissance de son enfant, n'est pas un homme. Un homme qui ne dévoile pas sa part féminine et son amour pour sa femme passe pour un rustre. Cite des femmes qui disent, que sans les vrais hommes, il n'y a pas de vrais femmes.

 

Aujourd'hui on peut dire que ce travail de diffusion de la norme corporelle s'est amplifié.

travail sur des jeunes de 15 à 20 ans, réalisé par pascal duret. 1999, les jeunes et l'identité masculine. Dans cet ouvrage, duret réalise une enquête sur comment la jeune fille voit le garçon idéal et comment le jeune garçon voit la fille idéale. Quand on demande à une jeune fille des cités d'un milieu populaire l'idéal masculin qu'elle décrit c'est le côté viril, larges épaules, le côté musclé et la présence du garçon qui doit être sécurisante. Pour les jeunes des cités, le corps participe d'un capital guerrier.

Dans les classes les plus aisées, les filles ont tendance à décrire un garçon qui a beaucoup plus de côtés féminins; les jeunes filles ne veulent pas un garde du corps.

 

On est bien dans un trouble de l'identité, avec les transexuels, les assexués. Diffusion de l'identité de genre dans les groupes sociaux à des vitesses variables.

 

 

III - « LIBERATION » DU CORPS OU NOUVELLE FORME D'ALIENATION?

 

A. Un corps pour soi ?

B. « Le plus bel objet de consommation »?

C.  « Un capital » à faire fructifier.

 

A

Aujourd'hui, la possibilité d'avoir un corps pour soit, elle est liée à une situation matérielle. Avoir un corps pour soi c'est dabord et avant tout et avoir des lieux qui permettent ceci.

Travaux d'ariés et de duby sur l'histoire de la vie privée, période 19e-20e chapitre sur l'histoire du logement. Il réfléchit à la condition de la vie privée. Pour la france en 1950 le logement n'a pas commencé : les gens vivent encore dans des maisons ou appartements exigus, toilettes dans le jardin... Sans piéces fermées pas d'intimité, donc pas de rapports au corps.

Logements de paris, dans les années 60 HLM appartements spatieux, eau courante, chambres, salle de bain... permettent une vie privée et un rapport au corps. Quand on vit dans une seule piéce, la sexualité n'est pas possible à l'intérieur. Le corps pour soi va se développer car les médias vont s'en emparer extrêmement rapidement.

 

Marie Claire, lancé en 1937. Il faut comprendre les magazines féminins comme prescripteurs d'une morale, de normes... C'est aussi le lancement d'un produit aussi de l'ambre solaire, qui fera la fortune de Loréal avec la famille Betancourt.

On va attendre l'aprés guerre pour que ca se développe vraiment, mais déjà à l'époque on montre des corps bronzés, des personnes habillés à la plage...

A l'aprés guerre la publicité va se développer et d'autres magazines.

2007 – 45 60 ans de ELLE. Il y a un bilan des 60 ans d'histoire de ELLE qui a contribué à des combats féministes. Anniversaire, avec Monica Belucci. Analyse d'un point de vue des femmes de ce qu'est l'appropriation du corps, de l'identité féminine et de ce qu'est une lutte sociale. Ce qui est intéressant, c'est à quel point le rapport au corps et la possibilité de maîtrise de son propre corps. En 45, c'est le droit de vote pour les femmes. Le pantalon entre dans les moeurs, et le bikini est inventé. Il fait scandale et ne se développe que plus tard. 1952 l'accouchement sans douleur. La découverte de la pillule aux etats unis 1960, 1961 planning familial, 1973 péridurale, la loi simone veil. Ce qui ressort c'est que le rapport au corps est extrêmement important dans le découplage qui apparaît entre la sexualité et la procréation. C'est une émancipation de la sexualité qui n'était pas possible.

En 2003, une mode où il a une iversion. Les auteurs disent que quand ca se féminise d'un côté ca se virile de l'autre. En 2003 nouvelle mode c'est le fait que les femmes adoptent le slip boxer masculin. Sur cet aspect là, important, la publicité est au coeur de cette affaire dés le départ, dés les années 30.

 

B.

 

Dans la question de la consommation, un auteur jean baudrillard pose le problème de savoir si le corps est un simple objet de consommation. La société de consommation, 1970 Assistant en sociologie à nanterre en 68. Tres vite, il a une capacité critique dans ses travaux et envisage très rapidement que ce qui se met en place la libération est évidente, on met le corps en avant, et remarque que la société de consommation est en train d'exploser. Roland bart, étudie déjà au milieu des années 50 la société de consommation.

Baudrillard dans la société de consommatin écrit un chapitre « le corps comme le plus bel objet de consommation.

Paradoxes de cette « libération : « Dans la panoplie de la consommation, écrit l'auteur, il est un objet plus beau, plus précieux, plus éclatant que tous – plus lourd de connotations encore que l'automobile qui pourant les résume tous c'est le CORPS. Sa « rédecouvertte », après une ère millénaire de puritanisme, sous le signe de la libération physique et sexuelle, sa tout-présence ( et spécifiquement du corps féminin, il faudra voir pourquoi) dans la publicité, la mode, la culture de masse – le culte hygiénique, diététique, thérapeutique dont on l'entoure, l'obsession de jeunesse, d'élégance, de virilité/fémininé, les soins, les régimes, els pratiques sacrificielles qui s'y rattachet, le Mythe du Pliaisir qui l'enveloppe – tout témoigne aujroud'hui que le corps est objet de salut

 

 

C.

 

au meme titre que d'autres formes de capitaux on peut imaginer une forme de reconversion. Le capital culturel peut se reconvertir, un capital de mannequinat peut faire accéder à des postes de pouvoir dans l'état, ou bien dans la chanson ( carla bruni)

aujourd'hui on investit dasn le corps. Dans lem onde du travail, on trouve, dan sle numéro spécial de LES ECHOS, Enjeux supplément de l'été, le mensuel de l'économie. Numéro ceci est mon corps. Beauté, santé, jeunesse, le corporellement correct envahit la société et l'entreprise. Nouvelle religion ou ultime projet individuel? Juillet aout 2006

on a bien intégré aujourd'hui dabns le monde de l'entreprise la dimension corporelle et le facteur corporelle. Réflexion sur la société américaine, et on montre très bien a quel point la norme a envahi l'entreprise. Si on entre pas dans la norme, pas de possibilité d'ascension hiérarchique. Le corps est un capital ( police d'assurance aux etats unis varient selon la santé).

Revue management : les secrets des managers infatigables , le plan d'action adapté à votre profil, comment être en forme... diffusion importante car elle passe par le haut du monde économique et elle est vraiment prise au sérieux

 

 

IV – CORPS ET REUSSITE SOCIALE

 

A. La santé à la base des inégalités : 4eme CM

B. Tailles et pouvoirs sociaux

C. La transformation des « Miss » vers l'élégance bourgeoise

 

 

 

 

CONCLUSION : UNE FORME DE DOMINATION SYMBOLIQUE

 

Même encore aujourd'hui. Le cors est communément percu comme l'expression de la nature la plus profonde.

La violence vient du fait qu'il y a une association entre la morale et le corps, c'est ce que dit Bourdieu. Ils sont immédiatement lus comme les indices d'une physionomie morale

« sont immédiatement lus comme les indices d'une physionomie morale »

derriére la maniére de considérer un rouge à lévres, dans certain milieu c'est vulgaire. Aujourdh'ui question se pose encore plus sur la question de l'apparence physique, du poids. Quelqu'un qui est gros est considéré comme si on se laissait aller physiquement et moralement. Sarkozy estime que ces collaborateurs ne doivent pas se laisser aller.

Souvent arrêter de mettre pression infernale sur le poids, dans la mesure où certains sont malades, c'est une pathologie

Deuxième forme d'imposition, c'est le fait qu'on impose depuis les années 60 avec le retour des rondes récemment Quelque chose s'impose

on veut transformer l'ethos de la classe dominante en une éthique universelle. Or précisément parce que c'est l'ethos de la classe dominante il ne peut pas être universel. Toute le monde n'a pas accés aux mêmes possibilités d'entretenir son corps, faire du sport, coiffeur, habillement...

Il y a une forme d'imposition. Maintenant on refuse que ces mannequins défilent avec un imc inférieur à 18, suite à la mort d'un mannequin.

Etes vous vaccinés contre le harem? 1997

Fatima mernissi Sociologue femme d'origine maghrébine se demande si finalement la violence imposée aux femmes dans le maghreb par les hommes n'est pas plus perverse en occident.

 

« Puisque les femmes occidentales peuvent faire concurrence aux hommes pour leur salaires, il faut créer un harel mental, un lieu privilégié où seul l'homme dispose d'une grande marge de manoeuvre : celui de l'aspect physique »

 

Phrase critiquable car La norme corporelle s'impose aussi aux hommes. De plus tolérance vis a vis de l'âge.

Elle se demande s'il n'y a pas figure d'opposition. Raconte qu'on fait défiler des modéles de 14 ans, taille 34 et écrit cela :

« La taille 38 est le tchador de la femme occidentale »

il y aurait un contrôle des femmes par l'espace. On controlerait les femmes dans l'espace public, mais inversement en occident c'est sous la lumiére des projecteurs qu'on contrôle les femmes, puisque le corps est surexposé et l'imposition se fait dans l'espace public.

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vero 07/05/2011 21:39


Vous faites une petite erreur dans votre section relative à T. Hall. Le terme qu'il a créé est "proxémique" avec un m, pas avec un n.
Comme vous le voyez, rien de bien grave :-)
Merci pour ce billet